[INTERVIEW] Touré Kunda de retour sur scène |

[INTERVIEW] Touré Kunda de retour sur scène

Votre groupe, créé en 1977, est avant tout un groupe familial. Pouvez-vous évoquer vos liens avec vos frères ? Nous sommes une très grande fratrie de vingt frères et sœurs, très jeunes pour cer- tains d’entre nous. La musique s’est imposée comme une évidence d’abord en Casamance, notre source artistique, puis en 

Gambie où nous avons reçu les influences afro-américaines. En 1975, je suis parti en France en éclaireur et mes frères m’y ont rejoint un à un afin de poursuivre et compléter l’aventure du groupe que j’avais créé : Touré Kunda. 

 

Entre l’album, Santhiaba, sorti en 2008 et, Lambi Golo, paru en 2018, dix ans se sont écoulés. Inhabituel pour votre groupe, qui, au plus a vécu un écart de 5 ans entre deux albums. Pourquoi un si long temps entre ces deux albums ? Qu’avez-vous fait durant ces 10 ans ? 

Ce temps nous en avions be- soin pour nous reposer, nous ressourcer, com- poser, gagner en maturité artis- tique, choisir de nouveaux collaborateurs, découvrir d’autres artistes... 

 

 

 

 

Quelle est la genèse de Lambi Golo ? 

Lambi Golo, ou la lutte des singes, nous permet, à travers ce titre symbolique, pertinent, d’analyser et de dénoncer la réalité politique et sociale du Sénégal, ses contradictions. Nous voulions démon- trer que malgré toutes ces difficultés, les populations arrivent toujours à créer et à s’approprier des espaces pour donner sens à leur vie. 

 

Quels sont les musiciens invités sur cet album ? Pourquoi eux ?
Nous y retrouvons Manu Dibango, Lokua Kanza, Paco Sery, Alioune Wade.... Tous ces musiciens sont d’abord des amis, mais ils représentent des jalons dans notre longue carrière grâce à leur apport artistique. De plus, nous avions envie qu’ils apparaissent dans Lambi golo. 

 

Quel effet d’être un groupe mythique, pionnier des musiques africaines en France à la fin des années 70 et précurseur de la world music ? 

C’est une joie et un grand honneur, mais nous sommes aussi un exemple pour l’Afrique, des ambassadeurs culturels et artistiques pour notre pays. Nous sommes souvent contactés par des chorales scolaires de toute la France, voire d’Europe, pour des reprises par des enfants de certains de nos titres comme, Fatou Yo, ou, Emma. Nous sommes toujours fiers et émus de faire partie de cette transmission. 

 

Le 19 juillet à 22h15 au Festival Off de Carcassonne. Square André-Chénier. Gratuit. Rens. : 04 68 11 59 15. www.festivaldecarcassonne.fr 

 Le 20 juillet à 19h au Festival Sirocco à Argelès-sur-Mer. Le même soir : Morgane Ji, Bekar et Daara Tribes. De 15€ à 17€/soir à, de 35€ à 42€ pass trois jours. www.festivalsirocco.fr