Prats-de-Mollo-la-Preste
Culture
Par Barthe Vincent
Publié le 28/12/2019 à 20:30

L'Ours et les Hommes Sauvages

L'Ours et les Hommes Sauvages


Depuis la nuit des temps… Souvent cette expression est galvaudée. Mais pas ici. Pas dans ce film. Les rites liés à l’arrivée du printemps, partout en Europe nous renvoient à nos origines néolithiques. Ces fêtes populaires nous rappellent notre relation à la nature, aux bêtes, au sauvage. Ils nous signifient qu’il n’y a pas de barrière entre l’homme et le sauvage: nous sommes tous des sauvages civilisés. Un simple masque, un maquillage, une musique de transe et avec l’aide de substances proscrites par le CSA nous avons tôt fait de recouvrer notre nature originelle. 


Alors que notre société tend à fragmenter notre espace. Des frontières s'élèvent pour séparer les territoires. Ici, dans les métropoles destinés à entasser les humains. En périphérie des surfaces sont condamnés au martyr de la nature par l’agro-industrie. Ailleurs enfin des espaces sont voués à être des réserves naturelles où le sauvage est mis sous cloche. Pourtant, partout en Europe, à l’instar des traditions pyrénéennes où l’ours est mis en scène, il y a une résilience du sauvage. Le film de Philippe Roussilhe nous rappelle notre relation intime avec la nature. Ici il n’y a pas d’impresario, pas de marketing. Ici nous sommes bien au-delà du folklore. Derrière leurs masques les Européens de Prats de Mollo, du Tyrol, de Bulgarie, des Pays Baltes ou du Portugal nous renvoient à nos origines communes au-delà de nos différences.


Une coproduction viàOccitanie - les Films Figures Libres - Kintop - Studio Nonum

avec le soutien du CNC, de la Région Occitanie, de Toulouse Métropole, la Ville de Larnego, le C entre Interprétatif du Masque Ibérique, du Musée Ethnographique de Sofia.