Montpellier
Culture
Par Barthe Vincent
Publié le 21/11/2020 à 01:00

Occitan, Gardarem la lenga

Quand on est à Montpellier, une ville où l'on mange des pains au chocolat et où l'on parle pointu, on n'a pas trop le sentiment que l'Occitan existe encore. C'est pourtant là que Marc Khanne, un flamand de Toulouse qui a beaucoup flâné entre Lozère et Cévennes, a ancré son film.

L’intention initiale de ce documentaire était de démontrer la vitalité et la vigueur d’une langue toujours vivante. Une langue parlée par des jeunes et des moins jeunes, une langue chantée, une langue filmée, une langue apprise et transmise. Il fallait que ce film fut porté par un candide, un auteur qui n’évolue pas dans le microcosme occitan, un auteur qui allait découvrir au fil du film ce qu’est l’occitan aujourd’hui, sans a priori. Pour que la recette fonctionne bien, le film a été produit par le plus montpelliérain des producteurs afghans d’Occitanie: Youssef Charifi. 

Avec un tel pastis exogène, la critique de l’ethnocentrisme serait plus difficile à nous asséner, car encore aujourd'hui, quand on évoque l'Occitan ou la région, on peut se voir taxé d'identitaire borné.

Pourtant... L’Occitan porte une culture ouverte au monde, et il a apporté au monde quelques belles pierres à l’édifice humaniste: la courtoisie, la conviviença et le partage. Mais ce n’est pas qu’un objet culturel, c’est aussi une langue que l’on parle, tout simplement. Malgré tout le mal que se sont donné les dirigeants hexagonaux pour le liquider.

Une coproduction viàOccitanie - Pages & Images, avec le soutien du CNC, de la Région Occitanie-Pyrénées-Méditerranée, le Ministère de la Culture.